Les millennials en entreprise… ils font couler de l’encre dans la presse, et mobilisent bien des pixels dans les médias online. Flemmards, peu ambitieux, collés à leurs smartphones, au langage incompréhensible… pas un mois ne passe sans qu’on voit fleurir un article sur eux et leurs petites manies irritantes au boulot.

Et si on examinait ces clichés, et qu’on réfléchissait dessus un bon moment ? Les Digital Naïves vous donnent leur point de vue, caustique mais sincère, sur ces nouvelles générations qui bousculent quelque peu le train-train quotidien de l’entreprise.

Décryptons ensemble les idées reçues sur les millennials en entreprise“Les millennials n’ont pas d’ambition de carrière”

Avec leurs Air Force One aux pieds et leur tête pas très bien réveillée le matin, les millennials en entreprise ont clairement l’air de n’avoir aucune ambition de monter les grades de l’entreprise.

En fait, c’est parfois à se demander s’ils sont réellement satisfaits de leur poste actuel, n’est-ce pas ? Ou si on les croit vraiment quand ils disent vouloir tout plaquer pour devenir fromager ou créateur de bijoux ?

Certes, les digital natives n’ont pas l’air enthousiastes en permanence. Mais peut-être que, si l’ambition de carrière leur manque dans votre entreprise… c’est qu’ils n’y voient aucun avenir en soi ?

Pour s’engager à fond dedans, les millennials ont besoin de sentir qu’une entreprise :

  • A une vocation sociale, au-delà du simple fait de vendre un produit ou un service. Les digital natives sont sensibles à l’écologie, à l’engagement humain, à la RSE…
  • Leur laisse la place au challenge, sans charger la mule pour autant. Par définition, le challenge selon le millennial est accessible… et pas au détriment de son bien-être.
  • Leur apporte un équilibre vie professionnelle / vie personnelle. Les jeunes d’aujourd’hui ont vu leurs parents se décarcasser, parfois pour finir embarqués dans un Plan de Sauvegarde de l’Emploi douloureux.
  • Est transparente avec eux. Pas de langue de bois sur les augmentations (oui, les millennials parlent plus aisément d’argent que les boomers) ou sur les évolutions de postes… et le tout avec un sourire sincère, c’est encore mieux 😊

Rassemblez tout ça dans une grande marmite, laissez cuire à feu doux… et regardez l’ambition de vos jeunes talents grandir à vue de nez ! Sinon, ils risqueraient bien d’aller chercher bonheur ailleurs (et peut-être même créer leur propre bonheur en entrepreneur).

L'ambition de carrière des digital natives n'est pas la même que celle des générations X“Les millennials en entreprise sont individualistes”

Les générations Y et Z sont vues comme très individualistes. Egocentrés (voire -centriques), avec un besoin de reconnaissance qui ne prend pas en compte les difficultés des uns et des autres… Vraiment ?

En général, les millennials en entreprise ne sont effectivement pas enchantés de rester jusqu’à 21h au boulot pour rattraper la boulette commise par le patron. Ou de devoir livrer une prestation médiocre, car survendue par un commercial.

Oui, les digital natives sont assez individualistes, au fond. Pourquoi donc ? Parce qu’ils ont terriblement besoin de sens dans les missions qu’on leur confie. Un sens profond et personnel, où ils se reconnaissent et reconnaissent leurs valeurs. D’où le fait que le management de ces jeunes peut parfois être complexe

Toutefois, on a tendance à oublier combien les millennials en entreprise savent aussi se serrer les coudes, travailler en équipe, ou donner un coup de main au voisin qui galère sur un projet. Chez les digital natives, les charrettes se gèrent à plusieurs… surtout quand la charrette est remplie d’un projet bien lourd, plus proche de l’enclume que de la paille.

Faites-les donc travailler en mode projet : vous verrez si l’individualisme persiste 😉

L'individualisme des millennials en entreprise disparaît face à des charrettes menées à plusieurs“Les millennials, addicts à leurs smartphones”

Aaah, ces millennials : toujours pendus à leurs smartphones ! Même pendant les réunions, les déjeuners, et même les afterworks…

Tout à fait ! Mais finalement, ces smartphones, on les aime quand :

  • On arrive à l’heure grâce à l’app CityMapper
  • On connaît le bon plan Deliveroo qui livre directement à la porte du bureau
  • On entretient nos réseaux professionnels et personnels comme des chefs
  • On trouve des prospects et des prestataires à notre entreprise via LinkedIn en deux coups de digital networking…

En soi, les millennials savent exploiter le potentiel d’une technologie, certes dangereuse à haute dose, mais si bénéfique si bien maniée !

Regardez-les donc auprès de leurs collègues qu’ils aiment vraiment : ils en oublient de filmer leur fou rire en soirée afterwork, pour le poster sur Instagram. Ou bien en famille, où ils se font une petite digital detox pour vraiment en profiter.

Et peut-être que s’ils ne vous répondent pas à la minute, malgré le portable greffé à leur main… c’est qu’un mail reçu à 20h30 peut naturellement attendre le lendemain ? 😉

“Les millennials sont bordéliques”

Ils sont partout à la fois ! Entre leurs 5 écrans, leurs plannings de slasheurs, leur projet de week-end lancé au dernier moment et leurs RTT posés une semaine à l’avance.

Oui, c’est une véritable impression de bazar qui émane des millennials en entreprise.
Peut-être est-ce lié au fait qu’ils ont vécu dans des familles divorcées et recomposées, dans des études qui les ont amené à s’installer dans des pays dont ils ne connaissaient même pas la langue, ou encore dans un monde qui mute en permanence, et où les vieux process usés jusqu’à la corde n’ont plus vraiment de sens.

Ou peut-être que ce n’est qu’une façade. Qu’on sait manier Google Sheets à la perfection pour vous créer des rétroplannings qui tiennent la route. Qu’on tient des agendas fous, remplis de différentes missions. Qu’on est adaptable à tout type d’environnement, de l’open-space bruyant au travail en remote.

Nous, en tant que Digital Naïves très positives, on préfère voir ce “bordel” comme une “multi-fonctionnalité”. Vous en pensez quoi, vous ? 😊

“Les millennials utilisent une novlangue incompréhensible”

Aaah, la novlangue des millennials. Elle est souvent issue des réseaux sociaux ou des memes du web. JPP, PLS, TMTC (non, celui-ci est déjà un peu vieillot, semble-t-il…). Qu’est-ce qu’ils racontent donc ?

Oui, le langage du jeune en entreprise est alambiqué. La preuve : même les générations Y ont du mal à comprendre les tout fraîchement diplômés Z…

Par contre, au-delà de ces barbarismes étranges, ils utilisent comme il le faut la novlangue des nouveaux métiers, surtout dans le marketing et les ventes. Automation ? Sales Enablement ? CRM, SMM, SEO, SEA, CTR ? Pas de souci pour les employer ; et pas uniquement parce qu’il s’agit de buzzwords un peu bullshit à répandre comme fertilisant pour conversations stériles sur LinkedIn.

Comprenez-vous la novlangue des millennials en entreprise, vous ?Et sorry s’ils intègrent des mots anglophones de-ci, de-là. C’est vraiment pas pour être trendy. Sauf quand il s’agit de termes de marketing digital, on avoue… mais ça, c’est un autre subject 😉

Et vous, c’est quoi, les clichés que vous voudriez casser sur ces nouvelles générations au boulot ?

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