Vous avez toujours rêvé de lancer votre activité personnelle… mais vous êtes déjà en CDI à côté, et ça vous décourage ?

Vous avez donc l’âme d’un slasheur : celui qui partage sa vie professionnelle entre le salariat et le freelancing. Mais la tâche n’est pas toujours simple au quotidien, croyez-nous.

Découvrez ici 10 conseils cruciaux pour devenir slasheur sans y perdre la boule, tirés de l’expérience de N’ouss, illustratrice freelance et chef de projet en CDI. Pépites assurées !

Tous les conseils malins pour devenir slasheurPoser ses objectifs de slasheur

Avant même de se lancer dans son activité de slasheur, pensez à pourquoi vous voulez à la fois être salarié et entrepreneur.

Chacun ses envies, mais voici quelques raisons pour lesquelles vous pourriez avoir envie de slasher :

  • Pour gagner un peu plus d’argent. Rien de tel pour mettre un peu de beurre dans les épinards à la fin du mois !
  • Pour faire une reconversion professionnelle en douceur. Le slashing peut vous permettre de monter en compétences, de découvrir les challenges d’un métier, mais sans vous y lancer à corps perdu dès le début.
  • Pour faire de sa passion son métier. C’est par exemple ce que fait N’ouss, lorsqu’elle dessine en slashing pour ses propres clients, à côté de son poste en CDI de chef de projet (même si, bien sûr, elle reste passionnée par toutes ses casquettes #CoucouPatron 😊).

Le fait de garder en tête, dès le début, les raisons pour lesquelles vous vous lancez dans le slashing, permettra de rester motivé à tout moment, et de vous fixer des objectifs business raisonnables et réalistes.

Bah oui : s’il s’agit juste de kiffer le temps d’accéder à un métier salarié, pour vivre un peu de votre passion et progresser, par besoin de vous mettre la pression pour faire un trop gros chiffre d’affaires !

Quels sont vos objectifs de slashing ?

Trouver la bonne formule administrative

Ça semble assez évident, mais c’est assez important pour qu’on le rappelle : hors de question de se lancer dans le slashing hors des clous de la loi.

Si vous êtes salarié d’une entreprise, il vous faut absolument créer une entité, à côté, pour être dans la légalité concernant votre activité de slasheur. Posez-vous donc les bonnes questions :

  • Est-ce que la micro-entreprise suffit ? Avec un plafond de 70k € HT de chiffre d’affaires annuel et très peu de charges, c’est en général l’option la plus simple et avantageuse pour slasher.
  • Est-ce que vous voulez monter une réelle entreprise individuelle ? SASU ou EURL sont beaucoup plus taxées, mais si vous avez pas mal de charges à déduire ou que vous voulez petit à petit quitter le monde du salariat, c’est à envisager.
  • Est-ce que vous comptez vous associer à d’autres ? Dans le cas où vous voulez slasher à plusieurs, il peut être intéressant de créer une boîte très SARL… mais attention, ça promet d’être costaud !

Pensez à long terme si possible, c’est ultra important pour vous lancer en toute clarté.

Être transparent avec son taff salarié

“Euh, dis-moi, tu fais quoi, là ?”

Combien de salariés ont été pris en flag’ de slashing pendant leur pause déjeuner ou à la fin de leur journée de travail par leur manager, qui remet alors en question leur implication dans l’entreprise !

En étant transparent sur votre activité de slasheur avec votre patron dès le début, vous vous assurez d’une part d’être dans votre bon droit légalement (surtout si vous avez une activité qui peut concurrencer celle de votre boîte), mais aussi de garder une bonne relation avec votre employeur.

Annoncez à votre patron que vous commencez à slasher : vous pourrez ainsi justifier le fait de décrocher, en cas d’urgence et en pleine journée de taff, les appels de vos propres clients. Bien sûr, on évite de faire empiéter ses deux activités l’une sur l’autre !

Autre conseil sous-jacent : ne dénigrez jamais votre travail salarié. Souvenez-vous que c’est aussi grâce à lui que vous pouvez vous lancer au début dans le slashing… et que vous pouvez décrocher d’éventuelles missions, auprès des clients de votre boîte en CDI que votre activité parallèle peut intéresser !

Le slasheur doit faire preuve de transparence auprès de son employeur pour que tout se passe bienSe faire connaître en tant que slasheur

Ok, tout est prêt pour commencer votre activité de slashing…

Tout ? Eh non : où allez-vous trouver vos clients, maintenant ? Allez-y franco, et mettez toutes les chances de votre côté en :

  • Investissant les plateformes de freelance, comme Malt ou Crème de la Crème
  • Balançant l’info sur les réseaux sociaux : LinkedIn, Facebook, Instagram… faites savoir que vous avez de nouvelles fonctions, et mettez en avant vos superbes projets aboutis. On est sûres qu’il y a des clients potentiels dans votre réseau actuel !
  • Parlant de votre activité dès que possible : dans vos rencontres au taff, en networking, en soirée… Rappelez-vous qu’en tant que slasheur, vous êtes tout aussi légitime qu’une agence ou qu’une entreprise. Dites adieu au syndrome de l’imposteur, et faites-vous des cartes de visite perso où vous affichez fièrement votre double-casquette.

Ce dernier point peut devenir un vrai challenge pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec le fait de parler d’eux-mêmes. Préparez-vous un véritable pitch commercial de slasheur, à dégainer dans les situations les plus improbables. Sachez expliquer ce que vous faites, pourquoi vous le faites, vos “plus” par rapport à vos concurrents…

Et rassurez-vous : si vous kiffez ce que vous faites, pas de raison que vos clients n’en parlent pas autour d’eux, et ne vous ramènent pas du business en bouche-à-oreille 😉

Avez-vous préparé votre pitch commercial de slasheur ?Savoir comment présenter sa situation aux clients

Vous avez décroché votre premier contrat de slashing ? Félicitations !

Mais désormais, comment allez-vous communiquer auprès de ces clients ? Pas toujours évident de faire comprendre, sans décevoir, qu’on a un autre boulot à côté, avec ses propres deadlines et priorités…

Sans pour autant vous inventer une vie de solopreneur trépidante, on vous recommande de rester discret quant au fait que vous êtes slasheur. Sachez que, souvent, lorsqu’un client apprend que vous êtes en CDI à côté, il va avoir tendance à vouloir négocier les prix à tout va… “C’est vrai ça, après tout, t’as déjà un job à côté, tu fais ça pour le kiff, non ?”

Expliquez simplement que vous ne travaillez pas uniquement sur ce projet en particulier. Présentez votre job de salarié comme un projet de slashing parmi d’autres. Votre objectif : justifier que vous n’êtes pas toujours dispo, toute la journée.

Présenter son activité de slashing à ses clients : pas toujours évident !S’organiser comme un boss (que vous êtes)

Aaah, l’organisation. C’est tout simplement la base de la réussite en tant que slasheur.

D’expérience, voici quelques conseils bien sentis, à appliquer à votre pratique de slashing :

  • Investissez dans chaque moment off pour avancer sur vos projets. Une plage de libre pendant le déjeuner peut se transformer en moment de slashing, ou la pause café de vos collègues en call client.
  • Prenez vos rendez-vous clients en fin de journée. Pas mal d’entreprises bossent encore à 18 ou 19h : à vous de profiter de ces instants pour échanger avec vos propres clients.
  • Sachez faire des concessions. Si vous devez quitter votre job en CDI plus tôt pour un rendez-vous, venez plus tôt au boulot. Si vous savez que vous avez un gros projet à venir, posez vos RTT. C’est ça aussi, être slasheur : savoir donner le meilleur à son job salarié et à ses clients, en prenant sur soi !
  • Gardez de la visibilité sur votre planning. Si vous ne savez pas à quoi ressemble votre emploi du temps sur les semaines à venir, c’est la cata assurée ! Le fait de bien organiser toutes vos missions vous permettra de donner des deadlines réalistes à vos clients perso.

N’hésitez pas non plus à vous doter des outils que vous aideront à vous organiser : calendrier pour noter tous vos rendez-vous et missions, bullet journal, Trello pour échanger avec le client…

Et gardez un oeil sur les outils que vos clients mettent à votre disposition aussi : si on vous intègre à un espace Slack, consultez-le régulièrement, pour ne pas perdre une miette d’information importante.

Organisez bien vos agendas de slasheur et salariéRevoir sa définition du week-end

Si vous avez des amis slasheurs, vous devez savoir qu’ils n’ont pas la même vision du week-end qu’un salarié traditionnel… en témoignent ses cernes réguliers sous les yeux !

Eh oui : en tant que slasheur, vos week-ends sont les moments privilégiés pour avancer sur des projets de manière efficace. Sachez vous poser une plage horaire précise, le samedi ou le dimanche, où vous n’êtes pas dispo pour autre chose que votre slashing.

Mais n’oubliez pas d’avoir tout de même une vie sociale ! Et pour faire ça, il vous faut savoir dire non à certains projets, quand vous n’avez pas le temps, ou proposer des deadlines plus tardives. Votre santé mentale et votre bien-être doivent toujours rester votre priorité, jeunes Padawan du slashing !

Les week-ends, quand on est slasheur, ne ressemblent pas aux vôtres...

Connaître sa zone de confort… et la quitter

A priori, votre job de salarié est assez confortable pour que vous ayez envie de le dépasser, d’aller plus loin… Être slasheur, c’est exactement ça : quitter sa zone de confort habituel, pour se diriger vers d’autres horizons.

Parfois, on vous proposera sans doute des missions qui semblent hors de portée, pas adaptées à vos compétences actuelles… Lancez-vous, et osez prendre des missions qui vous feront progresser. Si nécessaire, demandez au client plus de temps pour vous pencher dessus à fond, et livrer quand même de la qualité.

Et bien sûr, tout ceci en n’oubliant pas votre job salarié, et en restant tout aussi performant dedans. Pfiou, c’est du boulot, le slashing !

Le slashing, c'est aussi quitter sa zone de confort

Savoir dire “stop”…

Quand on commence à voir son activité de slashing prendre de l’ampleur, on est tellement heureux, qu’il est tentant de prendre toutes les missions qui viennent à soi… Attention !

Tous les projets en slashing ne sont pas acceptables, et pas désirables. À chaque fois qu’on vous propose une mission, faites votre petite checklist personnelle :

  • Avez-vous assez de temps pour remplir la mission ? À envisager en fonction de tout ce que vous avez déjà sur votre assiette.
  • La mission est-elle bien rémunérée ? Tout travail mérite salaire, même en freelance. Sans parler du fait qu’il vous faudra parfois faire des pieds et des mains pour faire régler vos factures
  • La mission vous fait-elle kiffer ? Parce qu’après tout, la qualité de votre boulot de slasheur dépend éminemment du plaisir que vous prenez à le faire.

… et savoir se féliciter !

Votre chiffre d’affaires du mois n’est pas mirobolant ? Vous n’avez pas réussi à décrocher la dernière mission qui vous tentait à fond ?

Stop ! On respire, et on regarde tout le taff accompli jusqu’alors : félicitez-vous, et faites preuve de bienveillance envers vous-même. Le slashing n’est pas toujours de tout repos, et vous aurez parfois besoin d’un temps de pause bien mérité pour relancer votre activité.

Profitez aussi de ces moments de pause pour remettre en question, si nécessaire, votre organisation. Vos objectifs sont-ils réalistes ? Avez-vous vraiment apprécié tel ou tel type de mission ? Avez-vous donné le meilleur de vous-même, dans votre rôle de salarié comme dans celui de slasheur ?

En fait, la clé d’un slashing bien géré, c’est avant tout la motivation. Vous êtes un Digital Naïve costaud, même dans les moments un peu moins punchy : n’en doutez pas un seul moment 💪

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