Ce week-end, alors que j’étais avec mes parents, mon père s’est écrié : “Ah mais d’ailleurs, Léo, j’ai un problème avec mon nouvel ordi !”
Ah bon, papa ? Quoi donc ?
Apparemment, il n’arrivait pas à se connecter à son compte Windows.

Hormis le fait que je tourne sous Mac depuis plus d’une décennie, je ne voyais pas trop comment l’aider. Je ne suis pas dans l’IT, daddy…

“Oui, mais tu travailles dans le digital.”

Je suis sûre que cette anecdote entre en résonance avec les nombreux marketeurs, chefs de projet ou communicants du monde du digital.

Les générations X ont tendance à penser qu’avec notre casquette numérique, on peut leur régler leurs soucis de cartes RAM ou d’antivirus expirés.

Ça fonctionne pour le cas de mon père, mais sans doute aussi pour le vôtre, votre grand-tante, ou encore (et surtout) pour vos clients et patrons.

Certes, on ne pourra jamais leur apprendre à manier les outils digitaux comme on le fait, nous qui sommes nés les mains dedans. Et leur expliquer ce qu’est réellement le marketing digital, n’en parlons même pas.

Mais on peut les assister un peu, et leur apprendre quelques tips digitaux qui forment le B.A-BA de notre métier.

On vous propose aujourd’hui une méthode pour apprendre 5 astuces digitales basiques à la génération X, qui vous aidera à :

  • Faire comprendre à votre père qu’au-delà de débrancher et rebrancher la box du WiFi, vous n’allez pas pouvoir l’aider à “réparer son ordi” ;
  • Éviter que votre client ne vous appelle 5 fois dans la journée parce que “le site ne fonctionne toujours pas” ;
  • Expliquer à votre boss pourquoi, après le nouveau deploy, “le bouton jaune est toujours jaune, et pas rouge, comme on avait dit”…

NDLR : Eh, les générations X, on vous aime aussi ! Le titre de l’article est volontairement provocateur, mais on espère que vous sourirez quand même en vous reconnaissant (ou non) dans ces situations cocasses 🤗

Actualiser la page pour voir si, vraiment, “ça ne marche pas”

 

La situation typique :

Votre développeur a envoyé en deploy la dernière version de la page web demandée par votre client en urgence. Tout est dans l’ordre : vous avez vu les changements, les avez validés avec le dev, et envoyé le tout à votre client.

Au bout d’une trentaine de minutes, la réponse ne se fait pas attendre : coup de fil, qui vous signale que rien n’a changé.

La méthode à apprendre au X un peu paumé :

C’est simple, et ça se résume à une commande qu’on connaît tous : Cmd + R. Ou Ctrl + R. Voire, si votre client est un peu dur de l’oreille au téléphone, F5 directement. S’il est plutôt visuel, optez pour “La petite flèche qui tourne en rond en haut de la fenêtre”.

Si, si, je vous jure : parfois, votre client est simplement resté sur la même fenêtre, sans l’actualiser. Alors proposez-lui cette première solution, et vous aurez au moins 50% de chance de vous économiser une conversation stérile et inutile.

Oui, peut-être que votre client le prendra mal, s’il est un peu plus avancé que le niveau 101 du digital. Mais mieux vaut vérifier avant de vous embrouiller avec lui, ou pire… avec votre dev. (Ne vous embrouillez jamais avec un dev, conseil d’expert.)

Vider le cache si “ça ne marche toujours pas”

 

La situation typique :

Au téléphone avec votre client, il a réussi à actualiser la page. Mais il n’est vraiment pas content : vous vous fichez de lui, parce que “ça ne fonctionne toujours pas”.

Pourtant, votre dev vous regarde de loin, hausse les épaules, et pointe du doigt la page qui, sur son écran, est nickel.

La méthode à apprendre au X désemparé :

Parce que vous n’avez pas spécialement le temps de vous pencher sur la définition d’un cache de navigateur, ni l’envie de détailler la méthode pour aller dans les réglages dudit navigateur le vider, pensez simple.

Le plugin ClearCache, dispo sur Chrome ou sur Firefox, téléchargé en quelques secondes, fera l’affaire. Si votre client est toujours sur Internet Explorer, par contre, désolée : on ne peut rien pour vous. Force et courage à vous.

 

Mettre ses commentaires directement sur le document

 

La situation typique :

Vous avez envoyé à votre boss l’article qu’il vous avait demandé. Un article bien long, bien costaud, dont vous êtes fier. Vous avez mis du temps à le documenter, le sourcer, et le taper dans Google Docs.

Soudain, la réponse de votre patron arrive. Dedans : environ 37 bullet-points de commentaires qui reprennent votre article mot à mot. “Dans le troisième paragraphe, tu écris que…”. Avant d’exploser votre écran de rage, pensez à lui enseigner un tip digital bien senti.

La méthode à apprendre au X non-aguerri :

PDF, Word ou Google Doc : même combat. Expliquez à votre patron comment on intègre directement un commentaire sur le document, et le temps que vous y gagnez tous les deux. Directement devant le texte en question, sans avoir besoin de faire l’aller-retour entre son mail et l’autre fenêtre, il gagnera sans doute le temps de faire un énième Sudoku sur son iPhone entre deux réunions.

Et bien sûr, on garde une petite pensée pour ceux qui travaillent avec des gens qui impriment toujours les documents que vous leur envoyez, pour ensuite vous les prendre en photo (ou vous les montrer en réunion)… L’argument écologique ne prend malheureusement pas avec ce type de X.

 

Mettre son micro en silencieux pendant une webconf

 

La situation typique :

Vous avez enfin réussi à trouver un slot dans le planning de tous les gens qui doivent assister à cette conférence en ligne. Super. Tout ce joli petit monde est désormais réuni sur Hangouts (ou Skype Entreprise, selon votre préférence). Génial. Vous commencez votre présentation.

Et là : atchoum. Quelqu’un parmi l’audience sort un timide “À vos souhaits”. Vous reprenez, seulement pour être interrompu par une toux de fumeur de plus de 60 ans, qui se tape une bronchite level 3000. Jean-Jacques a beau s’excuser, ou se moucher “discrètement”, vous avez du mal à mener la réunion comme vous l’entendez.

La méthode à apprendre au X enrhumé :

Là aussi, c’est simple comme bonjour. Quand il y a un pictogramme “micro”, il faut appuyer sur le pictogramme “micro”. Sauf quand vous voulez parler. Mais sinon, non. Picto micro, s’il vous plaît, tout le monde. Oui, même vous, Jean-Jacques. Et même si vous avez soigné cette méchante bronchite.

 

Désactiver les notifications pendant une présentation

 

La situation typique :

Votre boss vous montre la dernière présentation qu’il vient de finaliser pour le client que vous allez harponner très bientôt. Il en est très fier ; d’ailleurs, la pres’ est superbe.

Mais, toutes les 2 minutes environ, une notification en haut à droite apparaît :

  • WhatsApp Web : “Tu n’oublies pas d’aller chercher Lila à la crèche à 16h, hein ?
  • Slack : “Didier, vous êtes dispo dans 15min pour parler du rendez-vous de demain ?
  • Mail : “Coming Up on Netflix : House of Cards season 6« 
  • Facebook : “Événement ce soir : vernissage de Michel

Outre le fait que vous êtes ravi de savoir votre boss bien cultivé niveau série et art, il ne cesse de se déconcentrer… et vous aussi.

La méthode à apprendre au X un peu exhibo :

Soyez franc : vous avez vu la notification à propos de Lila, du rendez-vous de demain, du vernissage, et vous savez désormais d’où vient le petit côté Kevin Spacey de votre boss. Et ensuite, demandez-lui simplement de désactiver toutes ses notifications.

N’oubliez pas non plus de le rassurer comme il faut : en cas d’urgence ultime, sa Apple Watch vibrera sans aucun doute.

Et vous, vous pensez à d’autres tips digitaux qu’il faudrait vraiment faire intégrer à nos aînés ? Partagez-nous vos situations ubuesques ou gênantes dans les commentaires. On s’en inspirera sans doute dans nos prochains articles 😉

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